Infolettre n°13 - 22 août 2017 - Démocratie Vivante
Démocratie Vivante est un think tank de gauche oeuvrant pour que le quinquennat d’Emmanuel Macron contribue au progrès social
15827
post-template-default,single,single-post,postid-15827,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,footer_responsive_adv,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-11.2,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.2.1,vc_responsive

Infolettre n°13 – 22 août 2017

Démocratie Vivante, dont l’action est fondée sur les valeurs de gauche, a pour objet d’être un espace de réflexion et une force de propositions sur les réformes que le quinquennat d’Emmanuel Macron doit permettre de réaliser pour faire avancer la France et l’Europe sur la voie de la rénovation démocratique, de la justice sociale et du progrès partagé.

POLITIQUE : La republique en marche : un parti comme les autres ?

La République en Marche (LREM) vient d’adopter ses statuts à une très large majorité (90% des suffrages). Il faut néanmoins noter que le taux de participation est faible (32% de votants). Le parti se dote d’une direction collégiale constituée de l’ex-député PS Arnaud Leroy, de la directrice générale d’Unibail, Astrid Panosyan, et de la sénatrice de Paris Bariza Khiari. Le parti va maintenant devoir affronter quatre défis. Le premier est de maintenir la mobilisation de ses militants alors qu’il a atteint son objectif, l’élection de’ Emmanuel Macron à la présidence de la République. Le second est de savoir s’il peut conserver le délicat équilibre sur lequel il a été créé : un parti fondé sur la démocratie participative, mais dédié à la promotion d’un seul homme. Cet équilibre est encore plus difficile à respecter lorsque le parti est au pouvoir est qu’il doit soutenir la politique du gouvernement. Il ne doit pas être une simple courroie de transmission. Il devrait en être l’aiguillon en s’attachant à ce qu’il n’oublie pas la dimension sociale. Le troisième a trait au leadership. Maintenant qu’Emmanuel Macron est Président de la République, le parti doit se trouver un chef. C’est en général le premier ministre qui assure ce leadership quand le parti est au pouvoir. En l’occurrence, ce n’est pas possible puisqu’Edouard Philipe n’est pas issu des rangs de LREM, mais de celui des Républicains et qu’il se situe à droite du point d’équilibre de LREM. Naturellement ce devrait être Richard Ferrand. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a pris la tête du groupe LREM à l’Assemblée Nationale. Mais il est affaibli par l’affaire des Mutuelles du Mans. Benjamin Griveaux pourrait remplir ce rôle, mais il est entré au gouvernement. D’où la constitution d’une direction collégiale provisoire.
Le quatrième défi est celui du positionnement politique. LREM est à l’origine un mouvement de gauche réformiste qui regroupait des personnes qui avaient soutenu François Hollande. Tous ses députés réélus l’avaient été en 2012 sous l’étiquette PS ou PRG. Tous ses sénateurs sont d’anciens sénateurs PS. Sa posture « et de droite et de gauche » peut-elle tenir longtemps ? On se souvient que le parti gaulliste, auquel LREM ressemble, était à l’origine un mouvement de droite qui se voulait ni à droite ni à gauche. Il a fini par devenir un parti de droite traditionnel.

ECONOMIE : François Hollande a gagne son pari sur l’emploi

Au deuxième trimestre 2017, le taux de chômage, outremer incluse, a retrouvé son niveau de 2012, année de l’élection de François Hollande, soit 9,5%. Il s’agit du taux calculé par l’INSEE selon les normes d’Eurostat et du BIT. La courbe du chômage s’est inversée mi-2015, date depuis laquelle le taux de chômage baisse régulièrement. Le taux d’emploi des 15/64 ans, la proportion de personnes disposant d’un emploi parmi celles en âge de travailler, progresse aussi. Il s’établit à 65,3%, sa valeur la plus élevée depuis 1980. François Hollande a gagné son pari, même s’il n’a pas pu en profiter politiquement. Bien entendu, le chômage reste encore bien trop élevé, mais la tendance est nettement à l’amélioration.

ENVIRONNEMENT : La restructuration de la filière nucléaire est lancée

Un arrêté, publié le 20 août, autorise la cession d’actions entre le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) et l’État, dans le capital des sociétés de la filière nucléaire française, Areva SA et New Areva Holding, ouvrant la voie au retrait de cotation boursière d’Areva. La restructuration de la filière nucléaire française conduit à la création de plusieurs entités : New Areva, recentrée sur le cycle du combustible et contrôlée majoritairement par l’État, New NP, la branche réacteurs qui va passer sous le contrôle d’EDF, et Areva SA, qui ne conserve que quelques activités dont principalement le chantier du réacteur nucléaire Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande.

FISCALITÉ : Vers la fin de la contribution de 3% sur les dividendes

En 2012 la nouvelle majorité socialiste a institué une contribution de 3% sur les distributions de dividendes effectuées par les grandes entreprises, et ce avec deux objectifs : inciter les entreprises à réinvestir leurs bénéfices plutôt qu’à les distribuer et financer le coût d’une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui avait déclarée incompatible avec le droit communautaire la retenue à la source sur les dividendes versés aux OPCVM d’autres pays de l’Union. Cette fois-ci la CJUE a déclaré non conforme au droit communautaire la contribution de 3% lorsqu’elle taxe la redistribution de bénéfices provenant de filiales établies dans l’Union. De plus, une question prioritaire de constitutionnalité à l’encontre de cette contribution est pendante devant le Conseil constitutionnel. Le gouvernement a donc décidé de supprimer cette contribution pour l’avenir. Reste le financement du coût des contentieux. Le gouvernement envisage soit de rétablir une majoration de l’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises, ce qui est contradictoire avec l’engagement du président d’abaisser le taux d’IS, soit d’augmenter la contribution dite C3S des grandes entreprises qui finance le RSI, ce qui semble une meilleure voie.

EUROPE : Nous sommes tous barcelonais

Le terrorisme islamiste a encore frappé. Cette fois-ci c’est Barcelone, la Catalogne et l’Espagne, et donc à nouveau l’Europe, qui sont frappées. Nous sommes solidaires des Barcelonais, nous qui avons payé un lourd tribut au terrorisme. La France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, toute l’Europe est visée, et aussi tout le reste du monde. Ce terrorisme islamiste radical doit être combattu partout.

Aucun Commentaire

Poster un commentaire