Pôle Numérique et Mutations Technologiques - Démocratie Vivante
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Pôle Numérique et Mutations Technologiques

Pôle Numérique et Mutations Technologiques

Coordination du pôle : Lionel Barbe et Jessica Scale

Pour participer aux réflexions et aux productions du Pôle Numérique et Mutations Technologiques, cliquez ici :  https://www.democratie-vivante.fr/nous-rejoindre/contribuez-avec-vos-propositions/

Le pôle Numérique et mutations technologiques traite des enjeux spécifiques à son domaine. Mais il est par nature transversal. Ses productions viennent également renforcer des réflexions conduites par d’autres pôles.

Peu de sujets échappent à l’impact du numérique aujourd’hui : il bouleverse une part grandissante de la société et de ses membres, des corps intermédiaires, des entreprises et de l’Etat.

Pour un nombre important et grandissant de Français, et singulièrement pour les moins favorisés – mais pas seulement -, il semble lourd de menaces pour le futur proche. Le leur comme celui de leurs enfants. D’autant que le numérique est perçu, à juste titre, comme le bras armé de la globalisation, autre motif majeur d’inquiétude. La tentation de certains peut être le repli sur soi et ses frontières, le rejet de toute nouveauté, le sauve-qui-peut individualiste. Dans ces circonstances, les gouvernants doivent impérativement prendre en compte ces peurs et traiter de ces sujets d’inquiétude pour espérer, au mieux, mobiliser les Français dans l’amélioration de la société française, au pire, conserver chez eux un certain optimisme propre à barrer la route aux “solutions” extrémistes.

Le numérique peut aussi être porteur de solutions innovantes et efficaces à des problèmes jusqu’ici non résolus. De deux façons au moins.

Il peut conduire à poser différemment certaines questions au cœur des travaux des pôles. Ainsi de la formation permanente, enjeu essentiel dans une société où l’innovation s’accélère. Aujourd’hui, l’efficacité des sommes considérables investies dans la formation permanente souffre de la multiplicité d’acteurs intervenant de façon disjointe et non-collaborative dans ce domaine. Il faut réorganiser. Si la réorganisation est abordée de façon administrative, “descendante”,  elle devient irrémédiablement complexe et intensément conflictuelle. Cette réorganisation peut se concevoir en adoptant un autre point de vue : les besoins de chaque personne se formant tout au long de sa vie. Le Compte Personnel de Formation, développé, enrichi et réellement personnalisable, relié au Compte Personnel d’Activité, constitue ainsi une base pour imaginer des solutions entièrement nouvelles, beaucoup plus pertinentes et plus prometteuses de résultats dans ce domaine

Le numérique peut, d’autre part, être convoqué pour résoudre des difficultés d’application de certaines politiques. Ainsi de la pénibilité : le recul sur ce thème s’est fait en raison de “l’usine à gaz” que sa mise en place aurait représentée pour les entreprises. Mais à l’heure où chacun peut compter le nombre de pas faits dans une journée (ou le nombre de calories dans son repas, ou sa pression artérielle, ou…) grâce à une application sur son téléphone portable, une montre dotée des bons capteurs au bras de chaque travailleur concerné aurait produit d’elle-même les données nécessaires à la prise en compte de la pénibilité par l’employeur et les organismes concernés.

La transversalité active : la façon de travailler dans le pôle et avec les autres pôles :

Le pôle interviendra au fil de l’actualité lorsque le besoin s’en fera sentir, en apportant des éléments de réflexion, d’analyse et des propositions au gouvernement, en réalisant aussi des synthèses plus approfondies sur un domaine particulier.

Les productions seront collectives ou individuelles, signées du pôle ou des noms de leurs contributeurs.

Le pôle pourra également organiser des rencontres événementielles, physiques et en ligne, autour de thématiques centrales liées aux mutations technologiques. Elles privilégieront des formes d’interactions collaboratives et participatives ouvertes, qui chercheront à intégrer des personnes de divers horizons, des citoyens jusqu’aux académiques.

Ces rencontres constitueront des expérimentations à part entière, augmentées par les réseaux et les applications collaboratives.

Enfin, le pôle nouera des relations avec chacun des autres afin de contribuer au mieux à leurs réflexions et productions.  Ces contributions pourront être directes, par l’implication personnelle d’un membre du pôle, ou indirectes, par la recommandation d’experts et de penseurs, français ou étrangers, et de sources documentaires d’intérêt pour leurs travaux.

Les grands axes de réflexion du pôle :

  • Les questions liées à l’éducation : réflexions sur le rôle de l’école dans une société numérique ; formation des enseignants à une nouvelle « pédagogie du numérique » ; équipement des écoles, lycées et universités ; développement des formations gratuites en ligne ; développement des écoles d’informatique et des formations liées au Web, aux données, aux biotechnologies ; maîtrise de la lecture et de l’écriture pour les 7 millions de Français illettrés ; maîtrise de l’anglais, langue du numérique.
    • Usage des communs numériques
  • Les questions liées à la formation et au travail : réflexions sur la transformation des modes de production et de consommation, formation tout au long de la vie, protection des travailleurs, multiplication des formes de travail et de sources de revenus, conséquences sur les droits sociaux, le syndicalisme, … ; travail à distance, digital labour.
  • Les questions liées au monde de l’entreprise et au travail : transformation digitale dans les PME, les ETI et les grands groupes ; investissements et accompagnement du développement des start-ups, incubateurs ; amélioration de la compétitivité des entreprises françaises par le numérique et soutien de son ambition de devenir leader dans certains domaines.
  • Les questions liées à la modernisation et la transformation numérique des services publics, et à la dématérialisation
    • l’Etat plateforme
    • le Big data
  • Les questions liées à la régulation du numérique : industries créatives, propriété intellectuelle et droits d’auteur (ne pas retomber dans le piège Hadopi), médias et fausses informations, sécurité, protection des données, lutte contre le terrorisme et libertés individuelles, …

Des questions plus spécialisées seront également traitées en fonction de leur actualité française, européenne ou mondiale, telles les monnaies virtuelles, l’intelligence artificielle, la démocratie 2.0 au niveau européen, etc.

 

 

1Commentaire
  • Dominique Bouts
    Posté à 04:26h, 14 décembre Répondre

    Connecter le travailleur avec une montre pour mesurer la pénibilité de son travail et contourner ainsi « l’usine à gaz » réglementaire qui a amené à renoncer à la mise en place du compte pénibilité, serait une autre usine à gaz, d’une ampleur bien supérieure. et au premier sens du terme: L’infrastructure internet consomme déjà le tiers de l’énergie électrique en France.
    Il faut donc renoncer de manière volontariste à la société des objets connectés sous peine de voir la demande en électricité exploser (toutes choses égales par ailleurs, elle serait déjà multipliée immédiatement par 4 si l’on supprimait les hydrocarbures)
    Il ne faut pas compenser la pénibilité du travail par des avantages financiers ou autres, mais la supprimer par l’organisation du travail.
    Pour des raisons analogues la voiture autonome électrique n’est pas la solution au développement de la mobilité. Il faut limiter nos déplacements et organiser les transports en commun.
    L’innovation sans stratégie globale est un leurre; Une start-up vient d’être récompensée pour le développement d’une application sur smartphone permettant de localiser les membres d’une même famille et de mettre automatiquement le chauffage de leur logement en route avant qu’ils rentrent à la maison. Ceci pour leur éviter de s’organiser. C’est une absurdité. Le remède est pire que le mal.
    La France des start-up innovatrices souhaitée par M.Macron doit être pilotée.

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